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mardi 24 juillet 2012

Le 9 Thermidor de Léo Bureau-Blouin


Exécution des robespierristes, 10 thermidor an II
LE 9 THERMIDOR DE LÉO BUREAU-BLOUIN

Je ne sais pas pourquoi. Les Libéraux sont détestables, c’est connu. La prunelle de leurs yeux est en signe de piaste $ $ et ils bavent du petit change. Mais les Péquistes sont pires encore. Opportunistes, hâbleurs, à l’esprit vide et sournois. Aller sentir le cul de Léo Bureau-Blouin pour en faire un candidat-vedette, c’est tout simplement commettre un inceste national. C’est la pire monstruosité que j’ai jamais vu dans une province qui ne recule pas devant les coups fourrés politiques. On en appellera au génie de Pauline Marois. Moi, j’ai plutôt l’impression que c’est une femme-cougar qui aurait à remettre sa pièce à un mari, qui, depuis qu’il aurait perdu les cordons de la bourse de la Société Générale de Financement, aurait perdu en même temps le cordon de ses bourses. La sournoiserie mêlée à l’inceste Mère-Fils serait sans doute applaudit par Machiavel. Mais un détournement politique de mineur (ou d’à peine sorti de sa minorité) m’écœure au plus haut point, et je ne vois d’équivalent que la vilenie de César Borgia lorsqu’il prit les villes de Pesaro, Rimini et puis Faenza, défendus avec obstination par un certain Astorre Manfredi, âgé de seize ans, qui après une reddition aux conditions honorables (avril 1501), fut tué à l'intérieur du château Saint-Ange où il était enfermé à la cour pontificale.

D’abord, qu’est-ce que le P.Q.? Une ombre. Un dégradé. Un miroir déformé sous Pauline Borgia de ce qu’était le P.Q. triomphant de 1976. Qu’a-t-il à offrir à part une option mise en glacière? Depuis trois ans, AU MOINS, il n’a fait qu’entretenir un mauvais suspens autour d’une femme qui a fait tous les ministères, et si elle a fait tous ces ministères, c’est parce qu’elle ne s’était montrée nulle part apte à en gérer un de manière efficace. Maintenant, elle voudrait, par ambition personnelle et le rêve de voir son nom marqué dans les dictionnaires comme la première femme Premier ministre du Québec, accéder à la plus haute magistrature de la province. Et ce, pour en faire un pays? Voyons-donc. La perte du référendum de 1995 a sonné le glas du Parti Québécois comme parti souverainiste, démontrant qu’avec tous les atouts en main, il ne parvenait pas à réussir à vendre son option. Alors, il s’est enfoncé dans les ressentiments les plus bornés. Après que le Premier ministre Parizeau eut dénoncé le Capital à côté du vote ethnique, les Péquistes ont été chercher le grand défenseur des intérêts capitalistes au Canada : Lucien «Butch» Bouchard, qui a servi toute une claque à la population québécoise avec son obsession du déficit zéro. Quand les Libéraux fédéraux de Paul Martin lui ont payé son maudit déficit, il s’est sauvé comme un péteux aux lendemains d’un larmoyant article publié dans L’Actualité, cédant le poste à son ministre des finances Bernard Landry, qui lui, pour sauver une mauvaise réputation financière des Québécois, a versé à toute volée l’argent des contribuables dans les poches de multinationales telle Kenworth, pour sauver 300 emplois du BS. Comme monsieur n’avait pas le pourcentage d’appui qu’il attendait de ses ouailles, il a démissionné en boudant pour laisser la succession au sourire irrésistible du coké André Boisclair qui, ce faisant frustrait de la chefferie celle qu’on appelait pas encore la «dame de béton». Les Québécois iraient-ils jusqu’à préférer un gai à une femme comme Premier ministre? C’était la première gifle que devait recevoir Pauline.

Mais Boisclair, heureusement, n’était pas seulement gai, il était aussi sans dessein. Dans tous les sens du terme. Aucun projet. Aucune attente. Aucune stratégie sinon que son coffre à outils qui a fait la joie des caricaturistes. Puis, après quelques coups de poignards bien assénés dus à ses compromissions médiatiques dans des sketches loufoques et aussi niaiseux que lui, il a fallu rappeler la bétonnière pour le remplacer à la chefferie. Gavée d’un soutien de 93% de la part des militants, un suffrage digne d’un plébiscite à la Napoléon III, aussitôt, des couteaux commencèrent à venir se ficher dans son corset, côté dos. Des démissions en rafales ressemblaient à une hémorragie dont on se demandait si le parti lui-même n’était pas en train de se vider complètement de ses entrailles. Impassible, avec un sourire figé, Pauline Marois répondait toujours aux journalistes que tout était revenu sous contrôle jusqu’à ce que s’annonce une nouvelle démission le lendemain matin. Enfin, une compresse bien placée vint mettre fin à l’hémorragie, la grève étudiante de l’hiver 2012. Jouant de son opportunisme et de son machiavélisme habituels, elle osa s’afficher en Assemblée avec le carré rouge, oubliant probablement qu’un jour elle aurait à l’enlever. «Ma tante Pauline, premier ministre des jeunes du Québec». C’est un titre comparable à celui de Bonhomme Carnaval. C’est une mascotte et rien d’autre : les jeunes, je parle. Pendant ce temps, cela lui évitait d’avoir à énoncer un programme, un projet de société, une stratégie pour l’auto-détermination. Elle roulait en attaquant Charest qui voyait bien qu’elle creusait sa propre tombe en s’affichant carré rouge pour le jour où elle serait amenée à établir ses contre-propositions, car la crise universitaire ne cessera pas le jour où le gouvernement passera du rouge au bleu. Bref, le P.Q. de Pauline Marois n’est que l’avatar dégradé de ce qu’il fut sous René Lévesque (première mouture) comme l’Union Nationale de Gabriel Loubier, en 1970, n’était que l’avatar dégradé de ce qu’elle fut sous Maurice Duplessis.

Pour regarnir un parti vidé de ses vedettes, voilà qu’elle courtise le jeune Léo Bureau-Blouin. Un beau petit jeune qui fait sans doute battre son vieux cœur de mère, lui rappelant le temps où ses fils vivaient encore en garçonnière… En fait, depuis que Léo, contrairement à son alter ego Gabriel, est considéré, par un esprit aussi subtil que Mathieu Bock-Côté, comme un négociateur avec qui on peut discuter et négocier, le Parti Québécois entend enrégimenter cette jeune recrue qui ne demande qu’à se laisser courtiser comme une soubrette de vaudeville. Ne voit-il pas, ce «simple citoyen» doté d’un «agent de presse» (Payé par qui? Par lui? Allons donc!), qu’il n’est qu’une marionnette prête à se ficher dans les doigts de la Dame de Béton? Le parti a déjà sondé quelques comtés pour voir s’ils accepteraient le jeune homme comme candidat. Trois-Rivières - imaginez, Léo Bureau-Blouin, dans le fauteuil de Maurice Duplessis… ça ne s’invente pas -, considérant l’âge élevé de son électorat, a préféré l’envoyer se nicher ailleurs. Un tel candidat controversé pourrait aussi bien faire perdre le comté que le gagner. Aussi, ne reste-t-il plus qu’à trouver l’endroit où le parachuter. Ce genre de réputation éphémère ne va pas à ceux qui savent que la politique traditionnelle a besoin plus de sûreté que d’aventurisme. Le choix de ses précédents candidats a démontré l’incurie de Mme Marois à savoir bien les choisir. Il est vrai que pour une aspirante au pouvoir absolu, rien de tel que s’entourer de figures falotes.

Et le principal intéressé dans tout ça? Il est jeune, c’est vrai, mais son esprit est déjà âgé. Sa langue de bois, 90%; son maintien docile, 100% (c’est important dans un parti toujours menacé de chicanes); son glamour, 80% (se laisser pousser un fond de barbe lui donne un air plus mûr); sa diction, 85%. Bref, une bonne recrue pour Pauline. Un étudiant qui sort à peine du Cégep, on a pas vu ça en politique, même du temps de Claude Charron. D’un autre côté, son air «twink» fait battre le cœur du Village gai, mais moins que l’Ange Gabriel. Les pensionnaires de la Villa du Bel-Âge, entre ses sandwiches pas de croûte et son manger mou, ont sans doute la sagesse de le trouver trop jeune, mais un peu de viagra dans un parti qui ne lève pas, ça ne peut pas faire de tort. Dans l’esprit des faiseurs d’images et des putains de partis, c’est un bon candidat. Innocent, ignorant, avec un D.E.C. sorti des réformes transversales de l’Éducation instaurée jadis par Pauline Marois, ce ne peut être qu’un bon coup. On irait jusqu'à le parachuter jusqu’au Nunavuk s’il le fallait.

Soyons sérieux. Léo Bureau-Blouin n’a rien à offrir sinon que ses illusions de jeunesse à un parti sans consistance. Lui, qui en appelait au «bon père de famille» du Premier ministre Charest, n’a qu’une vision anachronique de la fonction sociale comme allégorie familiale. Si le Québec est une nation, elle n’est pas une famille, et ses fonctionnaires ne sont ni ses pères ni ses mères. Ce discours, monarchiste ou présidentiel, tend à perdre son emprise sur l'imaginaire au fur et à mesure que les familles se désagrègent et que les épousailles ne sont plus sacrées pour la vie. Lui-même porte un nom à pentures, comme si le Bureau était toujours sur le point de se détacher du Blouin. Léo Bureau ou Léo Blouin? Il faudra bien un jour amincir le nom s’il se marie ou a des enfants, (à moins qu'il soit gai, ce qui frigidérerait les choses et irait bien avec un parti qui met son option sur la glace); ou revenir au XVIIIe siècle, alors qu’un marquis de La Fayette avait six prénoms et autant de titres de noblesse à placer après son nom. La déstructuration de la famille nucléaire entraîne avec elle sa représentation sociale, et par le fait même, oblige les structures institutionnelles à se modifier. Déjà la démocratie a fait tomber les perruques des juges et des députés. Il en arrive de même aux partis politiques qui s’accrochent toujours à la stratégie de la ligne de parti, avec les dégâts dont le P.Q. a déjà fait les frais au cours des dernières années. Les structures familiales changeant, les projections sur les institutions elles-mêmes ne peuvent qu’être forcées à s’adapter, ce qu’elles n’ont pas encore bien comprises intellectuellement. Le mimétisme du jeune Léo le place une génération en retard sur la poussée actuelle de la société québécoise, il est moins un député pour demain qu’un député pour hier.

La faiblesse de la personnalité de Léo Bureau-Blouin s’adapte très bien aux vœux mégalomanes et absolutistes de Mme Marois. Elle ne pourrait pas faire avec Gabriel Nadeau-Dubois ce qu’elle pense faire avec le si gentil Léo. Le nommer ministre de l’Éducation, à la succession de Line Beauchamp et Michèle Courchesne? Quand même pas. Mais il peut être attaché à ce ministère et forcé d’affronter, de l’autre côté de la table cette fois-ci, ses anciens collègues du front étudiant. Et c’est ce vilain tour que la Bétonnière tient dans sa sacoche. Car si elle est élue, comme elle le souhaite, comme elle le rêve; il faudra bien finir ce maudit conflit étudiant inauguré par la rapacité des Libéraux. Les fédérations étudiantes arriveront avec le même agenda, inacceptable pour quel que parti qui soit au gouvernement. Que fera le malheureux Léo obligé de convaincre ses vis-à-vis que l’augmentation des frais de scolarité (à peine diminués symboliquement tout au plus) par le Parti Québécois est acceptable? Si le front étudiant refuse, le Parti agitera la marionnette Léo, pour dire que le gentil Léo a bien compris, lui, que la solution péquiste est la meilleure, et que l’entêtement des Fédérations étudiantes est de mauvaise foi. Étrange! On aurait entendu ça il n’y a pas si longtemps…, mais venant de la bouche des Libéraux! Mieux que jamais du temps du gouvernement Charest, le gouvernement Marois aura les moyens de fractionner l’opinion étudiante. Quand le coup fourré aura fonctionné, le pauvre Léo pourra s’en retourner bareback-bencher ou s’occuper de la gestion de la garderie du Parlement. Il figurera à Tout le monde en parle ou aux Squelettes dans le placard. Il pourra, peut-être, se reconvertir au cinéma, à la télé dans un téléroman. Bref, Léo, ton quinze minutes de gloire ne peut s’étirer perpétuellement. Il dure le temps qu’il a à durer. L’étirer, c’est déjà devenir has been avant l'heure. Et à 20 ans, c'est la pire chose qui pourrait t'arriver.

D’où que le meilleur parti pour Léo Bureau-Blouin serait de faire son université. S’il veut faire de la politique, qu’il se donne une formation dans ce sens, en droit, en affaires publiques, ou whatever. Qu’il lise les théoriciens politiques. La pratique militante, c’est déjà un acquis, mais cet acquis seul, badigeonné d'un idéalisme juvénile ne fait pas comprendre toutes les subtilités de la psychologie politique. Qu’il vive son âge et non pas celui des édentés du Parti Québécois. Le jeu auquel il se prête risque de lui faire perdre tout le respect et la confiance qu’il avait su s’acquérir du temps où il était négociateur pour la Fédération étudiante collégiale du Québec. S’il consent à se laisser manipuler aussi grossièrement, il passera, pour toujours, pour un «traître» à sa cause; et au Québec, on a l’art de se fabriquer des traîtres de tous les modèles. Il se retrouvera avec la réputation du jeune avocat Bernard Landry, qui lors du soulèvement des étudiants de l’École des Beaux-Arts, en 1968, avait fait le jeu du gouvernement de l’Union nationale, en négociant pour la reddition des étudiants en grève qui y avait fondé une République! On comprend pourquoi Landry, qui avait milité dans le syndicalisme étudiant à l’Université de Montréal, jouait déjà là un rôle qui n’était pas particulièrement propre.

À une époque où l’on voudrait que les choses changent pour le mieux, le temps n’est pas aux politiciens confortablement assis et protégés par des murs de chiens anti-émeutes. C’est une période de quêtes, d’interrogations, de militantismes de base, de pédagogie urbaine et rurale où il faut affronter les incertitudes de l’avenir et les angoisses de populations inquiètes. C’est l’une des raisons qui font que les gens politiquement conscientisés ne s’engagent pas en politique. Certes, s’il s’agit de répondre au lobbying afin d’obtenir des ristournes que l’on s’empressera vite de fourrer dans sa poche, rien de tel que d’envisager la carrière de législateur. Mais une fois élu, Léo sera bien obligé de défendre l’inique loi 78 qu’il condamnait naguère aux côtés de ses collègues, jusqu’au jour où le gouvernement péquiste l’abolira …ou la modifiera, ce qui n'est pas la même chose. Croire que tout va changer à partir du jour où Mme Marois aura placé son postérieur là où Jean Charest posait le sien, c’est puérile. Entre l’avenir d’une carrière peut-être plus intéressante et le présent éphémère où il ne jouera rien de moins que le rôle d’un gigolo politique de madame, il ne fera que contribuer au cynisme et au mépris avec lequel la population québécoise tient ses législateurs. Il y a un temps pour militer et un temps pour faire des lois. Le temps de faire des lois n’est pas encore venu car le militantisme n’a pas suffisamment changé la face politique du Québec pour lui permettre de faire des lois pour le développement de l’avenir, d’où cette régression pathologique collective que nous voyons aussi bien opérer à Ottawa qu’à Québec. Léo Bureau-Blouin, es-tu prêt à finir ministre de l’Éducation du Québec au XIXe siècle?

Giotto. Le baiser de Judas (détail)
Voilà tout ce qui m’apparaît ignoble dans le jeu péquiste qui consiste à sacrifier son Isaac sur le bûcher électoral. Il n’y a pas de mots assez durs, assez crûs pour dénoncer la stratégie péquiste de désagrégation du mouvement étudiant, après s’être fait passer pour son porte-voix en Assemblée nationale. Pour Léo Bureau-Blouin, sa candidature pour un parti politique, quel qu’il soit, et surtout le Parti Québécois, marquerait le 9 Thermidor de Léo Bureau-Blouin négociateur pour la F.E.C.Q. Enfin, en ce qui concerne le mouvement étudiant, cela ne lui laisserait que deux issues possibles : être vaincu dans la dignité du combat devant un gouvernement libéral corrompu ou caquiste ou être vaincu, honteusement trahi par Judas, devant un gouvernement péquiste⌛
Montréal
24 juillet 2012


P.S. L'apparition de Bureau-Blouin sur la scène du spectacle «Échangiste» du Festival Juste pour rire, revêtu d'un uniforme de policier alors que Rozon portait celui d'un étudiant, montre à quel point ce type est inconscient du monde dans lequel il vit. Se laisser applaudir sur une scène sur laquelle le gros Coderre venait de faire une fois de plus le bouffon, avoue sa capacité à se prêter à des niaiseries médiatiques tout en prêchant une société plus juste et plus équitable. Il n'a même pas commencé sa campagne qu'il s'est déjà complètement discrédité. Pauvre jeune homme.

2 commentaires:

  1. Je vous garde dans mes blogs. J'adore...

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  2. C'est aujourd'hui, selon le calendrier révolutionnaire, la date du 9 thermidor. C'est pourtant une histoire bien triste qui veut qu'un jour on se réveille et qu'on s'aperçoive que ses aspirations les plus honnêtes ont servi à satisfaire des intérêts mesquins et, en plus, en pastichant ce que le président Jefferson disait de la présidence américaine, «Aucun homme ne quittera jamais la [politique] avec la réputation qui l'y avait porté». Voilà ce qu'il y a de beau dans la jeunesse : la faculté de découvrir et encore de s'émerveiller, alors que lorsqu'on prend mon âge, il y a moins d'émerveillement mais plus d'amertumes…

    À mon tour, je vous adore…
    J.-P.

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