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lundi 6 mai 2013

Une autre des Belles Histoires de Stephen Harper - La crête de Vimy - (The musical)

UNE AUTRE DES BELLES HISTOIRES DE STEPHEN HARPER
- LA CRÊTE DE VIMY -
(The musical)

Stephen - Il était une fois, chers petits Canadiens et chères petites Canadiennes, un petit village du nord de la France qui s’appelait Vimy. Ce trou à rat perdu, où se cachaient de méchants soldats allemands qui méprisaient les valeurs canadiennes, était dominé par une crête. Alors, nos valeureux soldats…

Sophie (8 ans, levant la main.) - Mais, monsieur le Premier Ministre, il n’y avait pas de soldates dans ce temps-là?

Stephen - Non, Sophie. À l’époque, les femmes restaient à la maison pour prendre soin des petits enfants comme toi, pendant que papa était parti faire la guerre contre les terribles allemands et les méchants italiens.

Helena, (8 ans 1/2) - My grand-mother said to me que dans ce temps-là, she worked hard dans les shops pour making bombes…

Stephen - C’est qu’elle se trompe ma petite Helena. Les mamans canadiennes attendaient patiemment le retour de leurs maris en priant chaque matin, et chaque soir, pour la victoire de la Grande-Bretagne et du Canada contre les ennemis. Il ne faut pas croire tout ce qu’on te raconte sur le passé de notre beau pays. - Je continue. - Alors, nos valeureux soldats décidèrent, à partir du 9 avril 1917…

Sophie - Wow! Ça fait longtemps, ça, monsieur Harper.

Stephen - Ca va bientôt faire 100 ans, et mon gouvernement entend bien célébrer en grandes pompes la victoire de Vimy. Vous avez vu tout ce qu’on a fait pour célébrer le deuxième centenaire de la guerre de 1812?

Jean-Baptiste - Moi j’ai fait un tour de poney à Chrysler Farm!

Stephen - Tais-toi, petit polisson. C’est dire combien vous allez manger de beaux cornets de crème glacée Tim Horton’s et jouez dans les trous d’obus que l’armée canadienne fera sauter expressément pour vous amuser.

Les enfants : - Ooooh!

Stephen - Eh puis, vous pourrez vous instruire dans les tranchées, qui étaient de biens vilains trous creusés dans la terre et qui se remplissaient de rats, de boues et toutes sortes de méchantes vermines. Surtout dans les tranchées allemandes où il n'y avait ni chauffage central, ni air climatisé. Dans les tranchées canadiennes, nos vaillants soldats priaient le bon Dieu, la vierge Marie, (Se ravisant) non pas elle, mais beaucoup beaucoup le bon Dieu. Il y avait aussi l’excellent premier ministre du Canada, Robert Borden, monsieur cent dollars…

Sophie - Pourquoi était-il excellent?

Stephen - Parce qu’il était anglophone, conservateur et a entraîné le Canada dans une guerre juste et démocratique.

Samantha (9 ans) - J’ai entendu dire qu’il était parent avec Lizzie Borden,  celle qui, aux États, a tué ses parents avec une grosse hache.

Stephen (riant) - C’est des rumeurs, tout ça, ma petite. M. Borden était Canadien. Il n’était pas Américain. Mon Dieu, mais quelles histoires avez-vous appris à l’école, petits chenapans? Rien que du négatif! Il est temps que mon gouvernement rectifie tout ça. - Continuons. C’était le lundi de Pâques 1917. L’attaque était menée par les quatre divisions du Corps canadien, c’est-à-dire plus de 70 000 hommes.

Les enfants - Ooooh!

Stephen (acquiesçant) - Oui et constitués par toutes sortes de Canadiens fiers de leur pays : des pêcheurs du Cap Breton et de l’île de Vancouver, des commis de banque et des bûcherons de l’Ontario, des fermiers et cow-boys de l’Alberta. Personne d’autres… Ce fut un grand moment qui leur créa à tous, des sentiments d’attachement à leur beau pays, le Canada. Cela devait devenir des liens ineffaçables. Tous nos historiens sont d’accord avec moi : l’attaque de la crête de Vimy marque la naissance de l’identité nationale des Canadiens.

Jean-Baptiste - Mon papa dit que le lundi de Pâques 1918, des soldats canadiens-anglais ont tiré à la mitrailleuse dans les rues de Québec et ont tué quatre personnes, parce qu’on ne voulait pas de la conscription.

Stephen (fâché) - Balivernes que tout ça. Ton père est sûrement un séparatiste, ça se voit tout de suite à te regarder! Ne t’a-t-il pas donné ta double dose de ritalin avec ton jus ce matin? Eh puis. Même si c’était vrai, qu’est-ce que quatre malheureux badauds pour les 3 598 morts et les quelque 7 000 blessés de la crête de Vimy. Rien. Ces Québécois étaient des lâches et des tir au flanc. Ils ont eu ce qu’ils méritaient. (Se calmant) Revenons aux choses sérieuses. C’est dans une marre de boue que le capitaine Burns, officier des transmissions sur la Somme, et qui survivra à la Première Guerre mondiale pour commander le 1er Corps canadien en Italie durant la Seconde, nous rapporte : (Sombre) «La couche superficielle d’argile, saturée de pluie, mélangée à la craie retournée par les obus et les tranchées, forme une masse visqueuse qui colle à nos bottes par grosses mottes et recouvre tous nos vêtements; ce fardeau intolérable nous fait de plus glisser à chaque pas et occasionne de nombreuses chutes». Souvent, les hommes ne pouvaient se relever et y suffoquaient. Vic Syrett, sonneur de clairon, disait que «la boue à demi gelée recouvrant les vêtements forme une croûte si épaisse qu’avec les bottines et les jambières, ils pèsent jusqu’à 120 livres et à une occasion 145 livres».

Les enfants - Oooonnn!

Stephen - Car cet hiver-là, il faut le dire les enfants, avait été le plus froid depuis vingt ans. Le Corps canadien se trouvait devant la crête de Vimy, longue colline en forme de baleine qui domine la plaine de Douai.

Jean-Baptiste - Des baleines, mon père dit qu’on en verra plus bientôt dans le golfe Saint-Laurent, à cause du réchauffement climatique.

Stephen - Non, mais quels emmerdeurs vous faites, toi et ton père. Tu lui diras de ma part… (Se ravisant) Eh puis, non. Je le ferai moi-même… Reprenons! Les troupes de variétés des divisions, dont les célèbres Dumbbells de la 3e formaient la plus connue, faisaient leur part pour soutenir le moral. Les congés étaient encore plus précieux. Les blessés savaient, pour leur part, que même une bonne blessure ne leur épargnerait pas nécessairement le retour aux tranchées. En 1916, l’année d’avant, les quelques premiers déserteurs canadiens avaient été passés par les armes; ils seront plus nombreux à subir ce sort en 1917. (Fâchés) Tous des séparatistes et des communistes.

Mustapha (9 ans) - Racontez-nous la bataille, monsieur le Premier Ministre.

Stephen (en confidence) - La crête de Vimy n’était pas seulement une contrariété, pas plus qu’une simple possibilité, pour les méchants Allemands, de voir bien au-delà des lignes alliées; c’était l’objectif du Corps. Le commandant, lord Byng savait comment se préparer. On construisit une énorme maquette de la crête et les soldats canadiens l’arpentèrent jusqu’à en connaître par cœur les moindres aspérités. Les artilleurs s’exerçaient avec des canons pris aux Allemands pour pouvoir se servir de l’artillerie dont on s’emparera au cours de l’assaut. En effet, il n’était pas possible de faire avancer à temps leurs propres pièces. On creusa d’énorme bunkers et abris, qu’on remplit d’approvisionnements et de munitions, et on perça des milles de tunnels. Le colonel McNaughton, un ancien professeur de génie chimique de l’Université McGill, découvrit comment déterminer l’emplacement des pièces allemandes grâce au son et à la lueur de départ, puis il se servit de l’artillerie lourde canadienne pour les supprimer.

Jean-Baptiste (narguant) - Dumbbells! Dumbbells! Ça c’est de la ruse, de l’attaque en sournois. Byng! Byng! Byng!

Stephen (furibond) - Tais-toi, petite graine de bandit, où je t’expédie en prison. Non, c'était de la haute stratégie doublée d'une fine tactique.

Mustapha - Mon oncle Ahmed dit que c’est comme ça qu’il faudrait s’y prendre… En creusant des tunnels sous le parlement… et le faire sauter!

Stephen - Vous voyez les enfants, comment l’histoire peut nous apprendre à faire de grandes et jolies choses! Je continue! Le jour de Pâques, à la première heure, les quatre divisions d’infanterie canadiennes, après plusieurs jours de bombardements par l’artillerie, montaient en ligne immédiatement derrière un barrage d’obus explosifs. Ils trouvaient les Allemands de la première ligne terrés - les lâches! - dans leurs abris, derrière ceux-ci, le combat était plus féroce. À huit heures du matin, ce 9 avril 1917, les hommes de la 3e Division atteignaient le sommet de la colline, d’où ils voyaient les Allemands, en pagaille, dévaler comme des lapins, l’autre versant. La 1ère et la 2e Divisions mirent plus de temps mais, au soir, elles avaient atteint leur objectif. La 4e Division, sur l’arête du saillant, essuyaient le plus dur du combat. Les Allemands, brillamment installés autour du Bourgeon, ainsi qu’on avait baptisé le point culminant de la crête, se battirent jusqu’au bout. - C’est comme ça quand on aime son pays, il faut tout lui sacrifier jusqu’à sa vie! De plus, ça évite au gouvernement de payer une pension d'ancien combattant. - Songez les enfants, il fallut attendre le 12 avril pour que le brigadier général Edward Hilliam, un brave éleveur de l’Ouest et ancien sous-officier britannique sorti du rang, puisse transmettre : «Je suis roi du Bourgeon» - Allez, les enfants, on applaudit nos valeureux soldats! (Tout le monde applaudit). Et la morale de cette histoire que vient de vous raconter, uncle Stephen, c’est que même si les divisions françaises et britanniques se sont battues sur les flancs, la crête de Vimy reste le triomphe du Corps canadien. N’est-ce pas une belle histoire, les enfants?

Tous les enfants - Si. Si.

Stephen - Et c’est comme ça que la bataille de la crête de Vimy a souder en un seul peuple, une seule vraie nation, la nation canadienne, des pêcheurs de l’île de Vancouver à ceux du Cap Breton; des caissiers de banque de Toronto aux éleveurs de l’Ouest. (Se tournant vers les membres du Comité Permanent du Patrimoine venus observer la leçon d’histoire.) Vous voyez que ce n’est pas si difficile que ça que d’enseigner la passionnante histoire du Canada aux petits Canadiens.

Les enfants - Racontez-nous d’autres belles histoires, monsieur le Premier ministre.

Stephen - Oh! J’en ai bien d’autres, mais ce sera pour une prochaine fois, tant il y a eu de belles batailles depuis la Confédération : je vous raconterai comment on a résisté tant qu'on a pu à accorder le droit de votes aux suffragettes, des femmes de mauvaise vie qui voulaient faire comme leur époux et avoir le droit de vote, ce qui a ouvert toute grande la porte au droit à l’avortement, ce mal cruel auquel vous avez tous échappé de justesse, heureusement. Puis il y aura les belles batailles de la Seconde Guerre mondiale, à Monte Cassino, où on a détruit tout le vieux monastère de saint Benoît, une relique qui ne servait plus à rien. Eh puis, la libération de la Hollande, la bataille d’Ortona, celle de l’Atlantique, où certains sous-marins allemands venaient jusqu’à accoster sur les rives du Saint-Laurent, où les nazis venaient danser avec des Québécoises - race de traitres séparatistes. Eh puis, il y a eu la Guerre de Corée, enfin le conflit en Afghanistan, et comment grâce aux méchants libéraux, nous avons manqué notre chance de laisser notre marque en Irak! (Fier, se retournant vers le comité.) Alors qu’en dites-vous messieurs du Patrimoine, vous voyez, même les enfants en redemandent

Le député NPD, Pierre Nantel - C’est que vous êtes obsédé par l’histoire militaire, rien que des batailles …et idéologiques en plus.

Le ministre du Patrimoine, Rob Moore - Je suis convaincu, on ne pouvait mieux faire, monsieur le Premier Ministre.

Le député libéral Scott Simms - Votre dernière allusion à propos de l’Irak et du gouvernement libéral était de trop. On sait bien ce que ça aurait été si vous aviez été premier ministre à l'époque!

Le député conservateur Ray Boughen - Il faut dire les choses comme elles sont.

La députée NPD Marjolaine Boutin-Sweet - My tailor is rich.

Le député conservateur Gordon Brown - Ça, c’est des histoires comme on les aime.

Le député conservateur Paul Calandra - Moi, en tant que député d’Oak Ridges-Markham, j’ai toujours trouvé que nous avions là une opportunité pour notre comité et les autres Canadiens de connaître ce que font le Québec et les autres provinces canadiennes. Quelle belle occasion de partager vous nous offrez, monsieur le Premier Ministre.

Le député NPD Andrew Cash - C’est de l’ingérance politique dans les prérogatives provinciales!

Le député NPD Matthew Dubé - Je dirais même plus, c’est de l’ingérance provinciale dans les prérogatives fédérales???

Les trois autres députés conservateurs, Jim Hillyer, Blake Richards et Terence Young se lèvent pour applaudir à tout rompre.

Stephen - Voilà, la majorité s’est exprimée. (Se mettant au synthétiseur tandis que les députés conservateurs se partagent les autres instruments du band. Les députés de l'opposition sortent en colère.) Allez les enfants, mettez-vous en rang deux par deux, vous savez que uncle Stephen ne fait pas que jouer en faussant au piano Imagine de John Lennon. Dans son jeune temps, son groupe préféré était K.C. and the Sunshine Band, un vrai groupe qui venait du sud des États-Unis. C’est merveilleux comment les Américains peuvent dire autant de choses si fondamentales et en si peu de mots! :

Trouver la musique sur un autre serveur :
 http://www.youtube.com/watch?v=IQJgAPTX7OY
Everybody, get on the field, the last chance
Don’t fight the feeling, give yourself a lance

Stephen - (Against the Fenians and the Boers!)

Shake, Shake, Shake
Shake, Shake, Shake
Shake your booty, Shake your booty …Aaah!
Shake, Shake, Shake
Shake, Shake, Shake
Shake your booty, Shake your booty …Aah!

You can, You must do it
Very Well
You’re the best in the world, I can tell

Stephen - (Against the Indians and the Half-breeds!) …Aah!

Shake, Shake, Shake
Shake, Shake, Shake
Shake your booty, Shake your booty …Aah!
Shake, Shake, Shake
Shake, Shake, Shake
Shake your booty, Shake your booty …Wow Ya!

(Shake, Shake, Shake, Shake)
(Against Germans and Austrians) …Aah!

Shake, Shake, Shake
Shake, Shake, Shake
Shake your booty, Shake your booty …Aah!
Shake, Shake, Shake
Shake, Shake, Shake
Shake your booty, Shake your booty …Aah!

(Nazis, and the jap.) shake your booty …Aah!
Don’t fight the feeling
(shake, shake, shake, shake) shake your booty …Aah!
Give Yourself a chance
(Against communists, separ'tists) shake your booty
You can do it, do it
(shake, shake, shake, shake) shake your booty
Come on. Come on Now

(shake, shake, shake, shake) shake your booty …Bouou…
(shake, shake, shake, shake) shake your booty …Aah! Run for your Queen’s

(Against Coreans and talibans) shake your booty …Aah!
do your duty …Ah Aah!
(shake, shake, shake, shake) shake your booty⌛

Montréal
6 mai 2013

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